Tout est né en Italie à la fin des années 1980 avec le Slow Food, il propose une approche plus respectueuse des territoires, des habitants et des voyageurs eux-mêmes.
Voyager en slow tourisme, ce n’est pas renoncer au plaisir du voyage. C’est au contraire choisir de vivre pleinement un lieu, plutôt que d’enchaîner les étapes. On arrive moins vite, on reste plus longtemps, on s’ouvre davantage à ce qui fait l’identité d’un territoire : ses paysages, ses savoir-faire, ses produits locaux, ses habitants.
Une réponse à l’accélération du tourisme contemporain
Le tourisme moderne s’est longtemps construit sur la vitesse, la consommation et la standardisation. Résultat : des lieux saturés, des habitants mis à distance, et des voyageurs parfois plus fatigués au retour qu’au départ.
Le slow tourisme propose une autre voie.
Il repose sur quelques principes simples :
-
prendre le temps du séjour,
-
privilégier des modes de transport plus doux lorsque c’est possible (train, vélo, marche),
-
favoriser les circuits courts et les acteurs locaux,
-
respecter le rythme des lieux et des saisons.
Il ne s’agit pas d’un modèle rigide, mais d’un état d’esprit : voyager avec attention plutôt qu’avec précipitation.
Slow tourisme et bien-être : un lien naturel
Le slow tourisme est souvent associé au bien-être, non pas comme une activité à consommer, mais comme un effet naturel du séjour. Lorsque le rythme se détend, le corps et l’esprit s’ajustent. Le sommeil s’améliore, la respiration se pose, l’attention se libère.
Ici, le bien-être ne se programme pas.
Il émerge d’un environnement calme, d’un accueil humain, de la possibilité de ne rien faire sans contrainte. Le slow tourisme ne promet pas une transformation spectaculaire, mais un rééquilibrage progressif, souvent durable.
Une démarche respectueuse des territoires
Le slow tourisme s’inscrit pleinement dans une logique de tourisme durable. Il cherche à concilier trois dimensions essentielles :
-
la préservation de l’environnement,
-
le respect des communautés locales,
-
une économie touristique plus juste et mieux répartie.
Contrairement au tourisme de masse, il favorise des projets à taille humaine, souvent construits de manière participative, en lien avec les acteurs du territoire. Les retombées économiques sont parfois plus lentes, mais elles sont plus stables et mieux intégrées localement.
De nombreuses expériences, en France comme à l’international, montrent que le slow tourisme fonctionne lorsqu’il part du terrain, des habitants et des réalités locales, plutôt que d’un modèle imposé.
Slow-tourisme.org : un espace de récits et de pratiques
Le site slow-tourisme.org est dédié à cette manière de voyager plus attentive et plus incarnée. Il propose :
-
des récits de lieux et de rencontres,
-
des réflexions sur le tourisme lent et le bien-être,
-
des expériences concrètes de slow tourisme en France et ailleurs,
-
une mise en valeur des acteurs locaux engagés dans cette démarche.
Ici, pas de classement, pas de tourisme standardisé, pas de promesses artificielles.
Seulement des histoires vécues, des lieux habités et une invitation à voyager autrement.
Voyager moins vite pour aller plus loin
Le slow tourisme ne cherche pas à opposer les formes de voyage.
Il invite simplement à réinterroger notre rapport au temps, au déplacement et à l’expérience.
Dans un monde qui accélère, choisir le slow tourisme, c’est faire le choix de la justesse, de la rencontre et de la présence. Une autre façon de voyager, plus respectueuse, plus humaine, et souvent plus mémorable.

Se retrouver soi-même